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Différends relatifs à l’immunité de troupeau

Le concept d'”immunité de troupeau” est issu d’études réalisées dans des troupeaux d’animaux exposés à des virus tels que la peste enroulée et la fièvre aphteuse. Le bétail étant enfermé dans des enclos, il est facile de mesurer la vitesse de propagation de la maladie d’un animal à l’autre. Avec les êtres humains, c’est complexe, principalement à cause de la mobilité. L’intervalle de 60% à 70% est celui accepté par de nombreux épidémiologistes, y compris l’OMS. Anthony Fauci (États-Unis) pense aujourd’hui qu’il faudra près de 90%, un pourcentage similaire à celui requis pour arrêter une épidémie de rougeole (The New York Times).

COVID-19 et objectifs de l’Organisation mondiale de la Santé pour lutter contre la Tuberculose

En raison de l’impact de la pandémie de COVID-19, le rapport mondial de l’OMS sur la tuberculose (2020) comprend une évaluation provisoire de la manière dont la pandémie affectera l’épidémie de tuberculose, ainsi que des progrès accomplis vers la réalisation des objectifs mondiaux en matière de tuberculose.

La pandémie de COVID-19 menace d’inverser les progrès récents dans la réduction du fardeau mondial de la tuberculose.

On estime que le nombre de décès dus à la tuberculose dans le monde pourrait augmenter d’environ 0,2 million à 0,4 million rien qu’en 2020, en raison de la perturbation des services de santé et de la réduction des délais de diagnostic, réallocation des centres de santé initialement destinés à la tuberculose et maintenant ciblés sur la pandémie COVID-19, ainsi que l’aggravation de l’économie dans les pays, ce qui a un impact direct sur le chômage, le PIB par habitant et la malnutrition. Par ailleurs, dans de nombreux pays, la collecte de données et l’établissement de rapports ont également été affectés.

L’Organisation mondiale de la santé a adopté en 2014 la “Stratégie de lutte contre la tuberculose”, dont l’objectif est de mettre fin à l’épidémie mondiale d’ici à 2035. Cette stratégie suppose des efforts de la part des pays du monde, associés à la prévention, à des diagnostics opportuns, à des avancées thérapeutiques et à la mise au point de nouveaux vaccins efficaces.

Les objectifs de “mettre fin à l’épidémie mondiale de tuberculose” d’ici à 2035, convenus par l’OMS et les pays membres de l’ONU, ne pourront guère être atteints, car cela nécessitera des stratégies intensifiées, compte tenu en outre de la pandémie actuelle de COVID19, qui retarde les progrès.

World Heart Organization. Global Tuberculosis report 2020. Executive Summary. 2020. Consulté le 20/10/2020.

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